Consommation : la fin de l'obsolescence programmée

05/01/2021
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En 2020 en France seulement 40 % des appareils électriques et électroniques en panne sont réparés. Afin de réduire les déchets, le gouvernement a pour ambition de passer cette proportion à 60 % d’ici cinq ans grâce à la mise en place d’un indice de réparabilité à afficher en magasin.

Depuis le 1er janvier 2021, cinq familles de produits électroménager doivent indiquer s'ils sont facilement réparables ou non. Il s’agit des smartphones, lave-linge, tondeuses à gazon, ordinateurs, téléviseurs. Tous ces produits doivent donc fournir un indice de réparabilité, une note obligatoire à faire apparaître sur les produits au moment de leur achat.

Cette mesure, mise en place dans le cadre de la loi anti-gaspillage promulguée le 10 février 2020, a pour objectif de sensibiliser le consommateur à la réparation du produit dès son achat en l’informant de la réparabilité de son appareil. La notion de réparation d'un produit est déterminée selon plusieurs critères : disponibilité de la documentation technique, disponibilité et prix des pièces détachées, caractère démontable des produits… Concrètement cet indice se traduit par une note, de 1 à 10, matérialisée par une couleur, du rouge vif au vert foncé.

En 2020 en France seulement 40 % des appareils électriques et électroniques en panne sont réparés. Chaque année, selon l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), sept millions d'appareils sont réparés. La proportion varie selon les secteurs : seulement un tiers des consommateurs (35 %) y ont recours pour le gros électroménager. Quant au petit, il ne faut pas que le prix soit dissuasif et supérieur au prix d'achat. Résultat : le chiffre tombe à 28 %. Enfin, 19 % des Français pratiquent l'autoréparation. Le gouvernement a pour ambition de passer cette proportion à 60 % d’ici cinq ans.

Le mouvement devrait s’accélérer également dans toute l’Europe. Le Parlement européen a adopté fin novembre, le Droit à la Réparation des produits électroniques. Le texte en question n’a pour l’instant aucune valeur juridique, cela signifie simplement que les eurodéputés demandent à la Commission de travailler sur de nouvelles mesures favorisant la réparation et la réutilisation des appareils en Europe.